"C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence"
Jean de La Bruyère
Bonjour chère Phèdre et cher Lyre,<br />
Phèdre, très belle équation effectivement. Space migration + intelligence increase + life extension = infinity<br />
Mais bon, on ne peut pas dire que ça avance beaucoup tout ça. Life extension, d'accord, pour certains, mais est-ce un bien? Intelligence increase, je crois que c'est foutu, entre temps on a fait "évoluer" une certaine télévision bouffeuse de cervelle. Space migration, bof, je crains que ce ne soit pas pour demain…Nous arrivons donc à de très vieux cons coincés sur une planète mourante. Malheureusement le 8 de l'infini se fissure et se transforme inexorablement en deux gros zéro.<br />
Il ne nous reste qu'à rejoindre les quatre mal coiffés que vous avez mentionné et crier "Help!"<br />
D'ailleurs, pour la petite histoire et les plus jeunes, cela me rappelle ce sacré Maurice Chevalier qui avait repris le "Yellow Submarine" et l'avait traduit par "Le sous-marin vert".<br />
Ah! Trop gober ou ne pas assez gober, telle est la question…<br />
Lyre, La Franche-Comté est assurément un pays que j'aime beaucoup.Et je ne suis pas le seul à apprécier cette belle contrée et ses habitants. L'estimé John Ronald Reuel Tolkien n'en parle-t-il pas ainsi dans "Le Seigneur des Anneaux":<br />
"Quant aux Hobbits de la Comté, dont il s'agit dans les récits, ils étaient, du temps de leur paix et de leur prospérité, de joyeuses gens. Ils se vêtaient de couleurs vives et affectionnaient particulièrement le jaune et le vert ; mais ils portaient rarement des chaussures, leurs pieds ayant la plante dure comme du cuir et étant revêtus d'un épais poil frisé, très semblable à leur chevelure, communément brune. Ainsi le seul métier manuel qui fût peu en honneur chez eux était-il la cordonnerie ; mais ils avaient les doigts longs et habiles, et ils savaient fabriquer bien d'autres objets utiles et agréables à l'oeil. leur visage était en règle générale plus aimable que beau, avec les yeux brillants, les joues rouges et la bouche toute prête au rire, au manger et au boire.Et, pour ce qui était de rire, de manger et de boire, ils le faisaient bien, souvent et cordialement, car ils aimaient les simples facéties en tout temps et six repas par jour (quand ils pouvaient les avoir)…"<br />
Définitivement des gens que j'aime par dessus tout ces Franc-Comtois.<br />
Bien à vous<br />
Songecreux
Ah très cher vous avez raison. Ma mémoire me joue effectivement des tours, mais je vais vous dire pourquoi... . Je dois vous avouer qu'ayant moi-même longuement collaboré avec ce cher Dr Leary (Ph.D.) à l'occasion de ses recherches préliminaires pour What Does WoMan Want?: Adventures Along the Schwartzchild Radius qu'il publia une quinzaine qu'il publia une quinzaine d'années plus tard, nous avions également fait quelques expériences neurochimiques cette nuit là.D'où ma confusion sur les dates.Nous n'étions d'ailleurs pas seuls, George Dunning, ce personnage certes pas très gai, mais inventif était en notre compagnie. Il m'avoua d'ailleurs quelques années plus tard, au cours d'une soirée où nous ne consomâmes pas que de l'eau, que c'était lui qui avait suggéré à quatre gars devenus célèbres depuis le titre d'une de leurs chansons au titre controversé, en hommage à cette soirée passée en compagnie de notre lysergique docteur. Quand à votre physique, cher Songecreux, il était effetivement moins ravagé à l'époque - tout comme le mien d'ailleurs - et vos étudiantes parlaient dans les meilleurs termes de vous quand elles avaient illégallement consommé des quantités importantes de cette chose aqueuse qu'ils osent nommer bière dans ce pays où la civilisation n'a d'égale que l'alphabétisation. Enfin, trève de bavardages, si nous partons sur les souvenirs de cette folle époque... SMI2LEBien a vous, et bonne nuit. Phèdre.
Bien le bonsoir,<br />
Cher Lyre, franche ment, je vous le con firme, sincère ment, rien.<br />
Chère Phèdre, c'est amusant nous parlions encore il y a peu en ces pages du roman de Pirsig, "Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes", dont un votre homonyme en est le "héros". Etonnante synchronie.<br />
Ah! Que de souvenirs! J'en ai la larme à l'œil et le palpitant qui s'emballe.Par contre je crains de devoir bousculer votre mémoire peut-être embrumée par d'anciens excès, mais cette épisode de ma morne vie se passa en 1959. UC Berkeley 1959. Une bien belle époque.Et je suis désolé, mais je me dois vous dire la vérité quant à ces charmantes étudiantes fort dénudées.Voyez-vous, la veille de cette mémorable lecture je devisais gaiement avec les impayables Professeurs Philip Morrison et Guiseppe Coconni de l'œuvre d' Howard Phillips Lovecraft quand débarqua l'estimé Professeur Timothy Leary. Il revenait d'Harvard afin d'assister à ma conférence et de retrouver les couloirs de sa vieille université.Il avait avec lui de ces étranges buvards qui firent une partie de sa célébrité.Je passerai sur cette folle nuit, il y a des enfants ici.<br />
Le lendemain, à la bourre, je me rendis à la salle de conférence où je devais officier pour y trouver quelques dizaines d'étudiantes peu passionnées par Morellet. Devant tant d'apathie je décidai de faire passer l'enveloppe que m'avait laissée Tim, contenant un bon stock de ses "Tickets".<br />
Comment dire? L'enthousiasme de ces étudiantes pour les répartitions aléatoires de Morellet fut… chaleureux.<br />
Voici donc la véritable histoire. Ces séduisantes étudiantes ne s'étaient donc enflammées ni pour mes talents oratoires, ni même pour mon physique que j'espérais encore à l'époque intéressant.<br />
Et si tout le monde connaît la suite de l'histoire pour Timothy Leary, il est amusant de voir que les Professeurs Morrison et Coconni ne se remirent jamais vraiment de cette nuit lysergique. Leur jugement certainement atrophié ils créèrent le programme SETI, "Searching for Interstellar Communication", qui connaît depuis un certain succès. <br />
Ftaghn<br />
Songecreux
Votre prose, et votre pensée, en tout cas, ne sont guère une berquinade, très cher songecreux. Je me souviens fort bien de cette lecture publique que vous fîtes vers la fin des années 60 dans une célèbre université américaine, sur la récurrence du thème dyonisiaque dans le fameux tableau de Morellet "répartition d'un triangle suivant les chiffres pairs et impairs d'un annuaire de téléphone". Je garde un souvenir chaleureux de ces hordes d'étudiantes courant nues sur le campus en agitant vos notes de conférences devant les spectateurs éberlués... on peut dire que vous fîtes sensation ce jour là.Ah, California über alles... Me voici bien émue soudainement.