"C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence"
Jean de La Bruyère
"Se méfier des penseurs dont l'esprit ne fonctionne qu'à partir d'une citation"
Ce nest pas sans hésitation que je me décide enfin à vous faire parvenir cette missive, si tant est que celle-ci puisse parvenir à vos longues oreilles ( mais oui je sais, moi, que vous voyez avec vos oreilles ), et donc à trancher le fil de ma bien abusive procrastination.
En effet, ce nest pas que votre silence minquiète, silence en terme de com , préciserais-je, mais jen viens à penser que vous vous faites désirer, moi en tout cas je vous lavoue je vous désire, votre phrasé me manque.
Evidemment je nirais pas jusquà dire « un seul mot de toi etc », puisque vous nous fîtes lhonneur de, mais je constate quil serait fort possible, à linstar dautres endroits de cette blogosfoirfouille, où se mouvent tant de braves littreux et philosofaneux de tout acabit, que Dieu ait de nouveau repris le pouvoir, et croyez-moi, ce nest pas sans affliction que je constate les nombreux dégâts.
Donc bien cher Songecreux, outre le fait que lon en viendrait trop alors à soliloquer, et que cela est des plus ennuyeux, sachez aussi que nous risquerions à terme, et quand bien même fidèles, par sombrer en lassitude. Alors please, revenez-nous, sain, sauf, homme, citatoniste à souhait, racontez-nous vos trublionesques aventures, nous nous en délecterons avec la plus grande joie au jardin de tous les délices.
Oh ! Et puis non, après tout, allez vous faire pendre.
commentaire n° : 1
posté par :
Homo Anonymus
le: 20/11/2006 11:03:46
heumm....
Je ne crois pas que ce soit la bonne méthode ...
Et puis ceux qui se mettent à genoux ce sont ceux à qui ont coupe la tête...
Par ailleurs j'avaus une histoire de pendu...
mais ce sera pour une autre fois ...
bien à vous
A propos de tête, je ne sais pas pourquoi, je pense à celle de Marie Stuart, lorsque dans un ultime et dérisoire élan de coquetterie, elle pris soin de se vêtir de rouge avant daller poser sa tête sur le billot.
Du coup jai cette phrase du Souper qui me revient, quand Talleyrand dit, si je me souviens bien « Mon cher Foucher, le savoir-vivre et le savoir mourir, chez nous, cela se sait à la naissance ».
Je ne sais absolument pas pourquoi je raconte ça, je crois que cest depuis que je suis la méthode Picasso, à savoir réunir les choses, et puis elles nont quà se débrouiller entre elles pour sentendre.
"Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret."
commentaire n° : 5
posté par :
Henri Michaux
le: 21/11/2006 18:35:37
Ce nest pas sans hésitation que je me décide enfin à vous faire parvenir cette missive, si tant est que celle-ci puisse parvenir à vos longues oreilles ( mais oui je sais, moi, que vous voyez avec vos oreilles ), et donc à trancher le fil de ma bien abusive procrastination.
En effet, ce nest pas que votre silence minquiète, silence en terme de com , préciserais-je, mais jen viens à penser que vous vous faites désirer, moi en tout cas je vous lavoue je vous désire, votre phrasé me manque.
Evidemment je nirais pas jusquà dire « un seul mot de toi etc », puisque vous nous fîtes lhonneur de, mais je constate quil serait fort possible, à linstar dautres endroits de cette blogosfoirfouille, où se mouvent tant de braves littreux et philosofaneux de tout acabit, que Dieu ait de nouveau repris le pouvoir, et croyez-moi, ce nest pas sans affliction que je constate les nombreux dégâts.
Donc bien cher Songecreux, outre le fait que lon en viendrait trop alors à soliloquer, et que cela est des plus ennuyeux, sachez aussi que nous risquerions à terme, et quand bien même fidèles, par sombrer en lassitude. Alors please, revenez-nous, sain, sauf, homme, citatoniste à souhait, racontez-nous vos trublionesques aventures, nous nous en délecterons avec la plus grande joie au jardin de tous les délices.
Oh ! Et puis non, après tout, allez vous faire pendre.